‹ Théâtre de CampistronChapitre 92 sur 302 · SCÈNE IV · texte numérisé non relu

SCÈNE IV

ÉIU\SÏE, JUSTINE.

jrsTï?.E.

Dites-moi : quel est donc ce mystère ? Ne travaillez-vous plus à servir votre ami , Est pour lui votre zèle est-il tout endormi ?

ÉRASTE

Pourrais-tu le penser? 31a plus pressante envie Et de le rendre heureux aux de'pens de ma vie.

JUSTI>E

D'où vient donc la froideur ou la timidité Qui détruit le projet entre nous concerté ? Pourquoi , loin d'augmenter les frayeurs de Dorante , Ne lui montrez-vous plus qu'une ardeur languissante? Célie en vain vous lorgne et vous parle cent fois , Vous ne bougez non plus qu'une pièce de bois. Pendant tout le dîner que , bravant la colère D'un mari qu'un coup d'œil irrite et désespère, Elle vous regardait d'un air particulier , Vous étiez justement comme un jeune écolier. Que je vous ai maudit !

ÉRASTE

Ah ! ma chère Justine î

JUSTINE

Rien n'est à mon avis si trompeur que la mine.

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