‹ Théâtre de Clara Gazul: comédienne espagnole, suivi de La Jacquerie et de LaChapitre 142 sur 157 · FAMILLE DE CARVAJAL · texte numérisé non relu

FAMILLE DE CARVAJAL

DIAHB

\0 aalnt^Oi laeettaoïo, 4««le&l, iapito, Corrompedor de Uamistadjurada Y ley de parentesco conservada 1

La AaAUCAHA.

'Twas staage ^ow like th^ look'd ! The ezpreaûou vas tbe samey ferenely savage, -with a little change In the dark eye's mutual-darted flame ; 9w ahe too wai one «liocooUlaTtiigt, If caiffie should be ^ a lioBeef though itmùé Her father's blood, before her falher s face Boii*d up and proved her truly of his race.

D. Juahj ùanto iT| st, 44.

PRÉFACE

J'ai la, dans TooTrage du malheureux Ustariz sur la Nouvelle- Grenade, Tanecdote qui fait le sujet de la pièce suivante ; en voici l'extrait :

« Don José Maria de Garvajal descendait du fameux don Diego, mestre de camp de Gonzale Pizarro, dont la cruauté a passé en proverbe <• Certes, il ne démentit pas son origine ; car il n'y a pas de rapines, de trahisons et de meurtres dont il ne se soit renda coupable en divers lieux, tant dans ce royaume que dans le golfe du Mexique où il exerça iongtemps le métier de pirate. Ajoutez à cela qu'il s'adonnait à la magie, et que, pour plaire au diable son inventeur, il commit plusieurs sacrilèges trop horribles pour que Je les rapporte ici. Néanmoins il obtint sa grâce à prix d'argent, dont il avait quantité, et, s'étant établi à la côte ferme, il parvint à faire oublier ses forfaits par le vice-roi, en soumettant plusieurs tribus d'Indiens sauvages et rebelles à l'autorité de S. M. G. Dana cette expédition il n'oublia pas ses intérêts, car il dépouilla de leurs biens plusieurs créoles innocents qu'il fit mourir ensuite, lea accusant d'être d'intelligence avec les ennemis du roi...

« Dans le temps qu'il faisait la course, il avait enlevé et épousé une demoiselle noble, native de Biscaye et nommée dona Agus* tina Salazar, dont il eut une fille nommée dona Catalina. Il avait permis à sa mère de la faire élever au couvent de Notre-Dame do Rosaire à Cumana ; mais, lorsqu'il se fut établi à Yztepa, au pied de la Cordillère, il fit venir près de lui cette demoiseile, dont la rare beauté ne tarda pas à allumer une flamme impure dans son cœur dépravé. D'abord il tenta de séduire l'innocence de la jeune Catalina soit en lui donnant de mauvais livres, soit en raillant en sa présence les mystères de notre sainte religion. Comme il vit ses efforts inutiles, par une ruse diabolique il essaya de lui persuader qu'elle n'était pas sa fille et que sa mère, dona Agustina, avait manqué à la fol conjugale. Toute cette infâme machination

1 Mqm fiero y er\tel que CarvaJaL

PRÉFACE. 409

étant restée sans effet par la vertu de doBa Catalina. Carvajal, dont le caractère colérique ne pouvait longtemps se plier à la ruse, résolut d'employer la force contre cette innocente créature. I^abord, il se débarrassa de sa femme par lepoison, suivant l'opinion généralement reçue ; puis, s'étant enfermé seul avec sa fille, à laquelle il avait fait prendre un breuvage magique (lequel cependant ne put avoir d'effet sur une chrétienne), il essaya de lui faire violence. Catalina, n'ayant plus d'autre ressource, saisit la dague de Carvajal et lui en donna un tel coup que le scélérat mourut presque aussitôt. Quelques instants après arriva le capitaine don Alonsode Pimentel, avec des Indiens et des Espagnols, pour l'enlever par force de la maison de son père. Don Alonso l'avait connue à Cumana, et l'aimait tendrement ; mais, ayant appris ce qui s'était passé, il l'abandonna sur-le-champ et revint en Espagne, où l'on m'a dit qu'il se fit moine. Quant à dona Catalina, elle prit la fuite, et l'on n'a jamais su ce qu'elle était devenue. Le Juge don Pablo Gomez, qui poursuivit cette affaire, fit de grands efforts pour la retrouver, mais inutilement. Peut-être se sauva-t-elle chez les kdiens Tamanaques, peut-être fut-elle dévorée par les Jaguars en punition du meurtre qu'elle avait commis. On remarqua que le cadavre de don losé fut déterré et mangé par les Jaguars, la nuit même qui suivit son enterrement. »

(Voir l'histoire du procès de Béatrix Cenci.)

le n'aurais jamais pensé à faire un drame de cette horrible histoire sans les deux lettres qu'on va lire, et que je reçus presque en même temps.

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