‹ Théâtre de Clara Gazul: comédienne espagnole, suivi de La Jacquerie et de LaChapitre 31 sur 157 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

MENDO, LE CURÉ.

MENDO. Quand j'entends parler d'un vol ou d'un assassinat, je ne puis m 'empêcher de pâlir , comme si j'étais le coupable. Jusqu'ici mes mains sont pures de sang... mais un jour si...

lÈ CURÉ. Grâce au ciel, ce village est peuplé d'hommes simples et bons. Il y a plus de dix ans qiie l'on n'a entendu pàrlet' d'un crime commis dans Monclar.

MÈNbo. N'importe; cette horrible idée se présente sans cesse à mon esprit. Toutes les nuits, le même rêve me résille en sursaut. Je me vois au milieu de la place du marché, à mes pieds est un jeune homme, les yeux bandés, les mains jointes, en prière. L'alcade me présente la hache et me dit rF'rappe !...

LE CURÉ. La prière, Mendo, te délivrera de ces visions. Quand j'entrai dans les ordres, je voyais la nuit, dans mes rêves, l'image de ma cousine qui me disait de jeter mon froc et de m'enfuir avec elle en Amérique. Le jeûne et la prière ont éloigné de moi pour toujours ces fantômes incommodes.

«ENDo, AU ! toujours ils m'assiçgeront \

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