MENDO, INÈS, LA SUPÉRIEURE
MENDO. Adieu, Inès. Nous nous reverrons un jour.
INÈS. Adieu, mon père, je n'ai que peu de temps à vivre. Le coup a été trop fort. Si jamais il oubliait cette belle Sérafine... s'il revenait à son Inès... hélas ! je n'aurai pas le temps de l'attendre... dites-lui que je lui ai pardonné... et que je suis morte en priant le ciel de lui pardonner. Adieu,
mon père ! (Elle r embrasse.)
MENDO. Adieu, ma fille !
Inès entre dans le cloître, soutenue par la supérieure.
MENDO seul. Maintenant je puis être tout entier à la vengeance. Grâce au ciel, il me reste encore ma main gauche.
Entre don Esteban pâle et en désordre.
DON ESTEBAN. luès ! Inès ma bien-aimée !
MENDO. Respecte celle...
DON ESTEBAN. Inès I Inès !
INES derrière la scène. C'est lui! 11 revient à moi ! (Elle rentre et va tomber dans les bras d'Esteban.) Tu m'aimes donc enCOre !...
oh ! je suis heureuse enfin ! (Elle s'évanouit.)
LA SUPÉRIEURE. Asscycz-la sur cette chaise, et faites-lui respirer des sels. Qu'on apporte de l'eau.
DON ESTEBAN. Ma chèrc Inès !... si mon amour peut réparer mon crime !... Oh ! réponds-moi, de grâce !
LA SUPÉRIEURE. Buvcz Cette eau, madame.
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