‹ Théâtre de Clara Gazul, comédienne espagnole suivi de La Jacquerie, scènes féodalesChapitre 116 sur 159 · F. JEAN, SIWARD, MORAND, SIMON · texte numérisé non relu

F. JEAN, SIWARD, MORAND, SIMON

f. jean. Cours aux chariots, Morand; envoie-leur de nouvelles flèches. Les trousses de nos archers commencent à s'épuiser.

morand. Je vole.

// sort.

siward. La commission est de son goût. Il n'aime pas à voir battre les taureaux de trop près.

Simon regardant du côté de la bataille. Grâce à Dieu et à saint Leufroy, ils sont pris dans ce marais comme des oiseaux dans la glu.

siward à F. Jean. Quand donc me permettrez-vous de me mêler de la besogne?

f. jean. Maintenant, capitaine, une charge vigoureuse sur leur flanc. Évitez le marais avec soin. Voyez- vous ces saules ï au delà le terrain est bon pour vos chevaux bardés.

siward. Vous allez voir ce que je sais faire.

f. jean. Tournez à gauche de ce bouquet de peupliers; quand vous serez sur un terrain ferme , lancez-vous sur eux sans crainte, je vous soutiendrai avec mes piquiers.

siward. A moi, gendarmes', à Siward ! à Siward !

// sort.

simon. Et nous, que faisons-nous?

f. jean. Va dire à Renaud qu'il ne se laisse pas entraîner trop avant à la poursuite de l'aile gauche. — Ensuite tu viendras me joindre , je vais faire avancer les piquiers. Nous allons donner le coup de grâce à la bataille du sénéchal.

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