‹ Théâtre de Clara Gazul, comédienne espagnole suivi de La Jacquerie, scènes féodalesChapitre 148 sur 159 · DE CARVAJAL · texte numérisé non relu

DE CARVAJAL

dona catalina. Ils sont sauvés !

Entre don José, une arauebuse à la main.

don josk. Debout à cette heure? et vous, madame, que faites-vous ici?

dona àoustina. Mon ami... monsieur... j'ai eu tellement peur... que...

don josé. Des voleurs sont venus. Mais tout est fini, gràcé à Dieu, ils ne reviendront plus. Nous les avons tous tués. — Catalina, tu me regardes avec tes grands yeux furibonds. Connaîtrais-tu ces. voleurs? Tu ne réponds pas? Veux-tu levoir morts? Je vais te montrer leurs cadavres. 11 y a parmi eux un bien beau garçon.

dona catalina faisant un pas vers la porte. Allons.

don josé de même. Oui, allons. — (S 'arrêtant .) Ce* n'est point un spectacle fait pour une femme. Cela te causerait une trop forte émotion. — Qu'as-tu à sourire?

dona catalina baisant su relique. Dieu soit loufl; il est sauvé !

don josé à part. Elle a deviné juste, ce démon femelle. Il m'est échappé, mais demain Mugnoz me répond de lui. (Haut.) Catalina , tu ne peux rester dans cette chambre ; tu n'y coucheras pas cette nuit ; on y est trop exposé.

dona catalina. C'est la plus tranquille de la maison... (bas) et il y a des verrous à l'intérieur.

don josé. Des verrous! il faudra sans doute en mettre à ta chambre. — En attendant que l'on t'en prépare une autre, tu coucheras dans celle de dona Açustina.

dona catalina. .le vous remercie. — Bonsoir. — Venez, ma mère.

Elle sort avec dona Ayustina.

don josé. Elle sait tout! — Elle m'a deviné!... Elle me brave... Elle sera à moi, ou je mourrai !

LA FAMILLE

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