I \ MILLE
dona AcrsTiNA. Ah! jo suis bien mal... Don paraître devant Dieu... je ne voudrais pas me damner pour un mensonge... Mais... vous le savez bien... Catalina est votre
lille... vous n'en avez jamais douté.
don josé. Excusez-moi si dans un moment de mauvaise
humeur... Pardonnez-moi, je vous en prie.
don A Aodstina. Don José!... donnez-moi votre main... si vous n'avez pas peur de gagner mon mal.... [Don José lui donne sa main.) Promettez-moi... c'est la prière d'une mourante, «Ion José ! ...
don josé. Si vous avez quelque ordre à me laisser, soyez
sûre qu'il sera fidèlement exécuté.
do.va agi'Stina l attirant vers elle; très-bas. Soyez un père pour Catalina, don José! Jurez-le-môi... Songez que les jugements de Dieu sont terribles.
don josé brusquement. La fièvre vous fait délirer. ( // retire violemment sa main.)
dona agi'stina saisissant le bout de so?i manteau. C'est votre fille! vous êtes son seul protecteur 1 vous êtes son pore!
don josé. Il faut que je vous quitte. Je reviendrai tantôt savoir de vos nouvelles.
dona agvstina V arrêtant encore. Encore un instant, don José... Que je l'embrasse une seule foi9;.. Un seul baiser, et
puis elle s'en ira.
don josé. Elle est partie, elle est au couvent .
dona Aca stina l'arrêtant toujours. La laisser seule ici... et
mourir sans lui dire adieu! Oh! mon doux Sauveur 1
don josé à part. Quel horrible spectacle! [Haut.) Laissezmoi partir, il le faut.
dona agustina. Je vous en supplie!.... Ah! pourquoi ce
poignard?
don josé. C'est ma dague. Vous savez que je la porte toujours.
dona AGtTSfiNA. Jetez-la.... elle est toute sanglante.... Don
•lésé... pitié pour elle! Mais cette dague...
don josé retire son manteau et s'avance vers l'aumônier ci
Mmjnoz. Mlle a le délire; il n'y a plus d'espoir.