‹ Théâtre de Clara Gazul, comédienne espagnole suivi de La Jacquerie, scènes féodalesChapitre 40 sur 159 · SCÈNE IV. 127 lis notaire. Jo l'insère au teslament · texte numérisé non relu

SCÈNE IV. 127 lis notaire. Jo l'insère au teslament

• don esteban. Avez-vous mis? Je veux, de plus, que l'on fasse graver sur mon tombeau, que l'on élèvera dans le cimetière de ce village, qu'un Mendoza, au mépris des préjugés, a épousé la fille d'un bourreau.

le notaire. Diable ! à votre place, je ne me soucierais pas trop de faire graver cela.

Pon este ran. Je le veux. •

le notaire. A la bonne heure. C'est un legs que les Romains appelaient : pges.« nomine legatum.,.

don esteban. J'institue, mon père mon exécuteur testamentaire.

le. notaire. U se nomme ?

don esteban. Don Luis, comte de Mendoza.

le notaire. Rien de plus naturel. Si c'est tout ce que vous avez à me dicter, oyez-en lecture et signez. (Lisant.)

« Je soussigné, don Esteban Sandoval, baron de Mendoza, » dans la prévoyance de notre décès, voulant faire testament, » avons appelé le soussigné, Melchior de la Ronda, notaire » royal à Monclar, et les soussignés, Jayme Ximenez, et Gil » Boyajal, tous deux habitants dudit Monclar, lesquels se sont » transportés dans la prison dudit lieu, à l'effet d'ouïr et . » certifier mes dernières volontés. En présence desquels ai » déclaré et déclare t|ue je donne et lègue mon urne à Dieu.

» Et quant à mes biens, meubles et immeubles, dettes ac- » tives, titres, loyers, fermages, droits d'usufruit, servitudes » et autres que j'ai et puis avoir, je les donne et lègue à Inès » Mendoza, ci-devant Inès Mendo, ma légitime épouse, fille » de Juan Mendo, bourreau dudit Monclar, laquelle je re- » connais par ce môme acte mon épouse légitime, voulant » qu'au moyen d'icelui soient déboutés de leurs prétentions » tous niant le mariage avoir été célébré entre moi soussigné » et ladite Inès Mendo; et je l'institue mon héritière universelle, » avec les émoluments et charges que d'usage, et singulière— » ment celle de faire graver sur mon tombeau : qu'un Mendoza,

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