AU MÉPRIS DES PREJUGES, A ÉPOUSÉ LA FILLE D'UN BOURREAU
* Je veux également que monsieur mon père, don Luis, » comte de Mendoza, soit notre exécuteur testamentaire, et
m INÈS MEXDO.
» veille à la fidèle exécution de nos dernières volontés. Amen. » Fait à Monclar, le 25° de mai 1(H(>. En foi de quoi avons fi signé. » (Don Esteban signe ainsi que le notaire et les témoins.)
don esteban. Monsieur, je vous remercie. Mon père vous paiera vos honoraires : mais veuillez cependant prendre cette bourse que vous distribuerez aux pauvres pour qu'ils me recommandent à Dieu dans leurs prières, et cette bague que je vous prie d'accepter comme un souvenir du malheureux don Esteban.
le notaire. Ah ! monseigneur ! que je voudrais!... Entrent le greffier et des alguazils.
le greffier. Monseigneur . . c'est avec regret...
don esteban. Je vous entends. — Adieu, messieurs, je me recommande à vos prières.
le notaire. Doucement, seigneur greffier. Il est contraire à tous les usages de faire procéder à l'exécution sitôt après la sentence rendue. Il n'y a pas urgence, et le père de ce gentil- . homme s'est pourvu en grâce auprès de Sa Majesté. Le roi sera ici dans quelques heures, attendez sa décision.
le greffier. L'alcade a ordonné que l'exécution eût lieu sur-le-champ.
don esteban souriant. Il me semble qu'il n'est pas autant que vous, seigneur Melchior, attaché aux formes. le notaire. Cela est illégal. Je protelle.
le greffier. Monseigneur? Tous sortent.