‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 101 sur 340 · SCENE III · texte numérisé non relu

SCENE III

M. DE PLINVILLE, MADAME DE PLINVILLE.

M. DE PLINVILLE.

Je suis vraiment fâché quand je vois qu'on la gronde : Car je l'aime beaucoup.

MADAME DE PLINVILLE.

Vous aimez tout le monde.

M. DE PLIN VILLE

Rien n'est plus naturel. Eh bien ! parlons du feu. Il est éteint.

MADAME DE PLIN VILLE

Enfin !

M. DE PLINVILLE.

En peu de temps, parbleu !

On s'en est rendu maître. Il n'a duré qu'une heure. On l'a mené...

MADAME DE PLINVILLE.

Riez.

Voulez-vous que je pleure ?

MADAME DE PLINVILLE.

Je sais bien que jamais vous n'avez de chagrin.

M. DE PLINVILLE.

Eh ! tant mieux.

MADAME DE PLINVILLE.

A lui voir ce visage serein.

On croirait qu'il s'agit de la grange d'un autre.

M. DE PLINVILLE.

J'aime mieux que le feu soit tombé sur la nôtre. Pour tout autre ce coup eût été plus fatal : Nous sommes en état de supporter le mal.

MADAME DE PLINVILLE.

Vous êtes, sans mentir, un homme bien étrange !

M. DE PLINVILLE..

Eh ! de quoi s'agit-il après tout ? d'une grange. Eh bien ! ma chère amie, on la rebâtira. J'ai du bois en réserve, et l'on s'en servira. Je n'ai pas fait bâtir depuis long-temps, je pense.

MADAME DE PLINVILLE.

Vous ne cherchez qu'à faire ici de la dépense.

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