‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 102 sur 340 · ACTE III, SCtNE m. \'Xi · texte numérisé non relu

ACTE III, SCtNE m. \'Xi

M. DE PLINVILLE.

Les pauvres ouvriers y gagneront. Enfin,

Sans de tels accidents, beaucoup mourroient de faim.

Eh ! ne faut-il donc pas que tout le monde vive?

MADAME DE PLINVILLE.

Oui, mais en nourrissant les autres, il arrive Qu'on se ruine.

M. DE PLINVILLE.

Bon ! Ton a toujours assez.

Et les cent mille écus qu'à Paris j'ai laissés?

MADAME DE PLINVILLE.

Vous avez mal choisi votre dépositaire.

Que ne les placiez-vous plutôt chez un notaire ?

M. DE PLINVILLE.

Un notaire, crois-moi, ne vaut pas un ami. Dorval, assurément, ne s'est point endormi. Il devait me placer, comme il faut, cette somme.

MADAME DE PLINVILLE.

Mais êtes-vous bien sûr qu'il soit un honnête homme ?

M. DE PLINVILLE.

Honnête homme ? Dorval!...

MADAME DE PLINVILLE.

Je sais qu'il jouo.

M. DE PLINVILLE.

Un peu.

MADAME DE PLINVILLE.

Beaucoup : c'est un joueur.

Il est heureux au jeu.

MADAME DE PLINVILLE.

La rente cependant ne vient point.

M. DE PLINVILLE.

Oh I j'espère...

MADAME DE PLINVILLE.

Vous espérez toujours.

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