‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 110 sur 340 · M. DE MOHINVAL, M. DE PLINVILLE, MADAME DE ROSELLE · texte numérisé non relu

M. DE MOHINVAL, M. DE PLINVILLE, MADAME DE ROSELLE

MADAME DE ROSELLE

En vérité, voilà des chasseurs bien hardis !

Gomment donc?

MADAME DE ROSELLE

Ils sont là sept ou huit étourdis, Oui ne se gênent pas.

M. DE MORINVAL.

Ayez donc une chasse !

M. DE PLINVILLE.

Ils se seront trompés ; il faut leur faire grâce.

M. DE MORINVAL.

Mais allez voir, du moins...

M. DE PLINMLLE.

J'y vais... quoiqu'entre nous, Mon cher, je ne sois point de ces seigneurs jaloux Qui gardent leur gibier, comme on fait sa maîtresse. Je sens très-bien qu'il faut excuser la jeunesse. Qu'un jeune homme, en passant, tire sur un perdreau...

M. DE MORINVAL.

On ne vient pas tirer à vingt pas d'un château.

M. DE PLIN VILLE

Aussi j'y vais mettre ordre. En me voyant paraître, Ils seront plus fâchés que moi-même peut-être.

Ne vous exposez pas.

M. DE PLIN VILLE

A quoi, cher Morinval?

Pourquoi donc voulez-vous qu'on me fasse du mal, A moi qui n'en ai fait de ma vie à personne?

(Il sort.)

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