‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 179 sur 340 · ACTE III, aCE^sE 111. -2;W · texte numérisé non relu

ACTE III, aCE^sE 111. -2;W

M. D'ORLANGE.

Faites grâce à mon zèle.

On est bien dispensé de politesse alors. Je pousse votre porte, et, redoublant d'eflbrts, Je renfonce... Déjà vous étiez éveillée, D'une robe légère à la hâte habillée : Je vous prends dans mes bras... nouvelle excuse encor: Je veux vous emporter au fond du corridor. Mais, quoi 1 déjà la flamme en barrait le passage.

M. DE FLORVILLE

Que faire?

M. D^ORLANGE, à mademoiselle d'Orfeuii.

Mon manteau vous couvre le visage, Même aux dépens du mien : moi, je risquais si peu ! Je vous enlève enfin, tout au travers du feu, Et vais vous déposer, aussi morte que vive, Dans la cour, où bientôt monsieur lui-même arrive, Suivi de votre père : il s'en était chargé ; Car tous deux, entre nous, nous avions partagé Le bonheur de sauver cette chère famille : Monsieur portait le père, et je portais la fdle.

M. DE FLORVILLE

Tout en rêvant, monsieur, vous choisissez fort bien. Ce poids est plus léger et plus doux que le mien.

MADEMOISELLE d'oRFEUIL.

En ce cas qui jamais n'arrivera, j'espère,

C'est me servir le mieux que de sauver mon père.

M. d'orlange.

Oh! j'aurais eu le temps devons sauver tous deux» Vous reprenez vos sens^ et vous ouvrez les yeux. Le plaisir me réveille en sursaut; je me lève, El je vois à regret que ce n'était qu'un rêve.

MADEMOISELLE d'ORFEUIL.

Mille grâces, monsieur, d'un si généreux soin : Mais il vaut encor mieux n'en avoir pas besoin.

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