‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 210 sur 340 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LES PRÉCÉDENTS, M. FRANGHEVAL.

FRANCHEVAL, avec l'accent et le Ion vit. De loin, à part.

Quel contré-temps ! encore avec cet étranger !

Haut.

Pardon, mademoiselle, on peut vous déranger.

MADEMOISELLE DE CRAC, à Franchcval.

Eh ! pourquoi donc, monsieur, cette cérémonie ?

FRANCHEVAL.

Je né vous savais pas sitôt en compagnie ; Sans quoi... l'on m'avait dit qu'avec votre papa, Dès le matin, monsieur chassait...

MADEMOISELLE DE CRAC

On vous trompa.

SCKNR III. 2S:i

FRANCHEVAL.

Eh mais ! je lé vois bien.

SAINT-BRICK, froi.lcmcnl.

Moi, je ne chasse guère :

Un aimable entrelien sait beaucoup mieux me plaire.

C'est ce qui mé paraît ; et même j'ai trouvé L'entretien des plus vifs, quand je suis arrivé.

SAINT-BRICE

Oui, car j'entretenais de vous mademoiselle.

FRANCHEVAL.

Je vous suis obligé de cet ecès dé zèle : Mais dé votre discours t'us-jé seul lé sujet ?

SAINT-BRTCE.

Vous êtes curieux, monsieur.

FRANCHEVAL.

Et vous, discret.

MADEMOISELLE DE CRAC

Et vous toujours trop vif, comme à votre ordinaire. Mais j'aperçois Verdac, et je né l'aime guère. Vous permettez, messieurs? je vous laisse avec lui.

SAINT-BRICE

.le vous suis. Le Verdac me cause de l'ennui.

Mademoiselle de Crac sort

Et moi-même à monsieur je vais céder la place : Vous pardonnez, j'espère ?

FRANCHEVAL.

Au moins, un mot, dé grâce.

Quand pourra-t-on, monsieur, vous voir seul un instant?

SAINT-BRICE

Quand vous voudrez, tantôt.

J'y compte.

SAINT-BRICE

Et moi j'entend.

Il sort.

:286 M. DE CUAC.

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