‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 239 sur 340 · SCÈNE XXII. 32j · texte numérisé non relu

SCÈNE XXII. 32j

SAINT-BRICE

Conscntez-y, vous dis-jc.

Pour moi, je ne me bats qu'à ces conditions.

FIIANGHEVAI-, bas, à Saiiit-Bricc.

Il eût toujours fallu que nous nous vattissions.

SAINT-BRICE

A M. do Crac.

Sans doute. S'il me tue, il doit avoir la pomme.

Bas, à M. de Crac.

Je suis, en me battant, sûr de tuer mon homme. .

M. DE CRAC, bas, à Sainl-Bricc.

Lé gaillard se bat bien ; puis l'amour rend adroit : Il est bouillant.

SAINT-BRICE, bas, à M. de Crac.

Tant mieux; moi je suis calme et froid.

FRANCHE VAL

Soyez impartial, comme doit être un juge.

M. DE CRAC, à part.

Après tout, je saurai trouver un subterfuge.

Haut, à Saint-Brice.

Eh bien donc! je consens que Lucile aujourd'hui Épousé le vainqueur, que ce soit vous ou lui. J'en serai le témoin.

SAINT-BRICE

Vous serez juge d'armes.

M. DE CRAC

Bon. D'un combat pour moi la vue a mille charmes.

FRANCHEVAL.

Oui, conèïné quand on voit un naufragé du port.

SAINT-BRICE, déclamaïK.

Mais je suis désarmé. Voulez-vous bien d'abord Dans mon appartement aller chercher l'épée... Avec laquelle un jour César tua Pompée?...

M. DE CRAC

Oui, j'aurai grand plaisir ù vous la confier.

Il sort.

Page 1