SCÈNE IV
GIIARLE, GEORGE.
CHARLE
Il est gentil... Eh bien! quelle est donc celte lettre?
GEORGE
Ouvrant la lettre.
Je me doute que c'est... A'ous voulez bien permettre?...
CHARLE
Eh! lis.
C'est le billet que j'attendais.
CHARLE
Lequel?
GEORGE
Oui, le certificat de ce maître d'hôtel, Du vieux ami d' Ambroise.
342 LE VIEUX CELIBATAIRE.
CHARLE
Ah! de monsieur Lagrange.
Eh bien?
GEORGE
Eh bien 1 monsieur, grâce au ciel^ tout s'arrange, Gomme vous allez voir.
Il donne la lettre à Charle.
CHAULE, lisant.
0 Mon cher Ambroise... Eh quoi?
GEORGE
La lettre est pour Ambroise, et vous verrez pourquoi.
CHARLE , continuant de lire.
« J'ai su que vous cherchiez une jeune servante , « Qui tînt lieu de second à votre gouvernante. « J'ai trouvé votre affaire, un excellent sujet : « C'est celle qui vous doit remettre ce billet : « Vous en serez content; elle est bien née, et sage, « Et docile : peut-être à son apprentissage... « Mais sous madame Evrard elle se formera: tt Je vous la garantis, mon cher... » et coûtera.
Sous l'habit de servante, il fait entrer la nièce.
CHARLE
Voilà, mon ami George, une excellente pièce.
GEORGE
Vous pensez bien qu'avec un pareil passeport, Madame votre épouse est admise d'abord.
CHARLE
Oui, j'ose l'espérer. Tu me combles de joie. Pour l'aimer, il suffit que mon oncle la voie, Qu'il l'entende un moment. Tu ne la connais pas.
GEORGE
Si fait.
CHARLE
Eh oui ! tu sais qu'elle a quelques appas ;