‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 315 sur 340 · SCÈNE X · texte numérisé non relu

SCÈNE X

M. DUBRIAGE, AMBROISE, LAURE.

AMBROISE

Elle rit : par hasard serait-ce moi qu'on joue?

M. DUBRIAGE.

Eh non ! nous avons eu tous deux, je te l'avoue, Même au sujet de Laure, un petit démêlé ;

11 appuie sur ce mot.

Mais il n'y paraît plus. En maître j'ai parlé : Laure nous reste.

Ah ! bon.

M. DUBRIAGE.

Moi, j'aime cette fille :

Je la garde.

LAURE

Monsieur!...

ACTK IV, SCKNE XI. 423

AMBROISE

Elle est douce et gentille, N'est-ce pas?

M. DUBRIAGE.

Mais elle est bien mieux que tout cela; On n'a pas plus d'esprit, de raison qu'elle en a.

AMBROISE

Oh! j'en étais bien sûr, quand je vous l'ai donnée; Sans quoi je n'aurais pas...

M. DUBRIAGE.

C'est qu'elle est très-bien née ; J'entends bien élevée. Il ne tiendra qu'à vous, Laure, d'être longtemps... mais toujours, avec nous.

LAURE

Ah! mon... monsieur, croyez que ma plus chère envie Est de pouvoir ici passer toute ma vie.

Oh ! vous y resterez, en dépit qu'on en ait :

Il se reprend.

C'est moi qui vous... je dis, monsieur vous le promet.

Il sort.

Page 1