MA.DAME EVRARD, CHARLE
Ah! Gharle, ah! mon ami, savez-vous la nouvelle, La découverte affreuse?...
CHARLE
Affreuse? Eh! quelle est-elle.
Madame ?
MADAME EVRARD
Cette Laure est femme du neveu.
CHARLE
Gomment ?
MADAME EVRARD
Eh oui ! Ton vient de m'en faire Taveu A rinstant.
CHARLE
Bon! Qui donc a pu?
MADAME EVRARD
Monsieur lui-même, Et ce n'a pas été sans une peine extrême. Je l'ai vu tout à coup distrait, embarrassé; Car j'ai le coup-d'œil sûr; et je l'ai tant pressé, (A cet âge on n'a pas la force de se taire), Qu'enfin j'ai pénétré cet horrible mystère.
CHARLE
C'est la nièce !
MADAME EVRARD
Ah! lïnstinct ne saurait nous trahir!
Vous voyez si j'avais sujet de la haïr! Quand je touche au moment d'être ici la maîtresse, Quand je vais épouser, il faut qu'elle paraisse ! Car j'aurai fait en vain jouer mille ressorts : Si Laure reste ici, mon ami, moi j'en sors.
CHARLE
Eh mais ! . . . i