‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 321 sur 340 · MA.DAME EVRARD, CHARLE · texte numérisé non relu

MA.DAME EVRARD, CHARLE

Ah! Gharle, ah! mon ami, savez-vous la nouvelle, La découverte affreuse?...

CHARLE

Affreuse? Eh! quelle est-elle.

Madame ?

MADAME EVRARD

Cette Laure est femme du neveu.

CHARLE

Gomment ?

MADAME EVRARD

Eh oui ! Ton vient de m'en faire Taveu A rinstant.

CHARLE

Bon! Qui donc a pu?

MADAME EVRARD

Monsieur lui-même, Et ce n'a pas été sans une peine extrême. Je l'ai vu tout à coup distrait, embarrassé; Car j'ai le coup-d'œil sûr; et je l'ai tant pressé, (A cet âge on n'a pas la force de se taire), Qu'enfin j'ai pénétré cet horrible mystère.

CHARLE

C'est la nièce !

MADAME EVRARD

Ah! lïnstinct ne saurait nous trahir!

Vous voyez si j'avais sujet de la haïr! Quand je touche au moment d'être ici la maîtresse, Quand je vais épouser, il faut qu'elle paraisse ! Car j'aurai fait en vain jouer mille ressorts : Si Laure reste ici, mon ami, moi j'en sors.

CHARLE

Eh mais ! . . . i

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