‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 334 sur 340 · DIALOGUE · texte numérisé non relu

DIALOGUE

LE POETE

Eh! c'est toi, Mathurin?

LE JARDINIER

Moi-même.

LE POETE

Toujours gaij

Je vois?

LE JARDINIER

Un jardinier doit Têtreau mois de Mai.

LE POETE

Mais tu Tes en tout temps.

LE JARDINIER

Et vous, notre bon maître, Toujours pensif, rêveur!... Si je puis m'y connaître. Vous avez du chagrin. Oh çà! de bonne foi, Groirait-on bien qu'ici le plus joyeux, c'est moi?

LE POETE

Eh! pourquoi pas, mon cher?

LE JARDINIER

Étant ce que vous êtes, Cependant... au village on sait ce que vous faites. C'est de la Comédie ; et je ne suis qu'un sot. Ou, comme moi, chacun entendra par ce mot

1. Cette pièce n'a été lue à T Institut qu'en séance particulière, ('omme j'y parle un peu de moi, je ne voulus pas la lire à lo séance publique. J'espère que le lecteur me pardonnera de la lui offrir.

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