‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 64 sur 340 · ACTE I, SCENE III · texte numérisé non relu

ACTE I, SCENE III

MADAME DE ROSELI.E.

En huit jours ! Ètes-vous toujours là?

ROSE

Moi ? toujours.

MADAME DE ROSELLE

Belfort paraît donner ces leçons avec zèle.

ROSE

Tout à fait; il chérit beaucoup mademoiselle.

MADAME DE ROSELLE

A ce que je puis voir, elle-même en fait cas?

ROSE

Oh ! beaucoup : en effet, qui ne Faimerait pas ? Mademoiselle et moi, même esprit nous anime, Et, comme elle, pour lui, moi, j'ai beaucoup d'estime. Si vous saviez combien il est honnête, doux !...

MADAME DE ROSELLE

Je l'ai jugé d'abord. Que dit-il, entre nous, De l'air triste et rêveur de ma jeune cousine ?

ROSE

Mais il est bien chagrin de la voir si chagrine. On lit dans ses regards une tendre pitié : Un frère pour sa sœur n'a pas plus d'amitié. Le matin, de sa chambre il attend que je sorte, Et me demande alors comment elle se porte. Mais on rit ; c'est monsieur.

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