ACTE II, SCENE V. H
Je me sens attendrie ; il semble, auprès de vous, Que je respire un air et plus calme et plus doux. Mais quelqu'un vient, je crois.
M. DE PLINVILLE regarde.
C'est ma chère Angélique.
MADAME DE ROSELLE
Voyez, n'est-elle pas sombre, mélancolique ?
M. DE PLINVILLE.
Non. Ma fille toujours a l'esprit occupé. Elle pense à l'anglais, ou je suis bien trompé.
MADAME DE ROSELLE
Elle marche à pas lents.
M. DE PLINVILLE.
Oui, sa démarche est sage.
Quelle aimable candeur brille sur son visage !
Elle ne nous voit pas.
M. DE PLINVILLE.
Oh ! ce bois est charmant.
Nous allons, nous venons, sans nous voir seulement.