‹ Théâtre de Collin d'Harleville (volume 2)Chapitre 98 sur 340 · LES MÊMES, M. DE MORINVAL · texte numérisé non relu

LES MÊMES, M. DE MORINVAL

M. DE MORINVAL.

Voyons, trouverez-vous du bonheur à ceci ? Le tonnerre est tombé...

M. DE PLINVILLE.

Bon! où donc?

M. DE MORINVAL.

Sur la grange.

Elle est en feu.

M. BEL FORT

J'y cours.

Il sort M. DE PLIN VILLE.

Je respire.

Qu'entends-je !

Vous vous réjouirez encor de ce fléau?

M. DE PLIN VILLE

Pourquoi non ? il pouvait tomber sur le château '.

Ils sortent tous.

1. Quoique ce trait ait toujours paru faire plaisir, je n'en ai jamais été très-content. Je regrette do n'avoir pas connu plus tôt l'excellent roman de Goldsmith {le Ministre de Wakefield). J'aurais pu faire usage d'un passage où il est question aussi d'incendie, mais où l'Optimiste Primerose est bien supérieur au mien. Il craint quelque temps pour ses enfants, s'agite, se dévoue, les sauve enfin ; et, voyant d'un côté sa femme et ses enfants hors de danger, et de l'autre sa maison en proia aux llanunes, il s'écrie : « Tu peux brûler, ô ma maison ! j'ai sauvé les meubles les plus « précieux, s Qui ne sent l'énorme différence qu'il y a entre ce trait sublime, et une saillie qui fait rire seulement? {Note de l'auteur.)

FIN DU SECOND ACTE

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