‹ Théâtre de Collin d'HarlevilleChapitre 262 sur 449 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

M. DUBRÏAGE, MADAME EVRARD, AMBROISE

MADAME EVRARD

Vous avez tort, Ambroise, il faut que je le dise ; Et vous êtes brutal, à force de franchise.

M. DUBRIAGE, encore ému.

Je suis bon ; mais aussi c*est trop en abuser.

MADAME EVRARD à Ambroise.

Sur ce point, je ne puis vraiment vous excuser. Vous êtes droit, loyal ; mais jamais, je le pense, D'être doux et soumis cela ne nous dispense.

AMBROISE

Ëhl qui vous dit, madame...?

M. DUBRIAGE.

Il s'emporte d'abord ; Il me tient des propos... et devant George encor !

MADAME EVRARD

Cela n'est pas croyable... Ambroise !...

AMBROISE

Je vous jure Que c'est dans la chaleur...

MADAME EVRARD

Oh! oui, je vous assure... !

AMBROISE

Eh I monsieur sait combien je lui suis attaché.

Je le sais; sans quoi...

MADAME EVRARD

Bon, VOUS n'êtes plus fâché..* Monsieur se plaît chez lui, parmi nous : il me semble Qu'il faut le rendre heureux ; vivre tous bien ensemble.

M. DUBRIAGE.

N'en parlons plus .

MADAME EVRARD

Non, non, plus du tout.

(Elle lui donne affectueusement ses gants et son chapeau.) M. DUBRIAGE.

Sans adieu.

Je vais au Luxembourg me promener un peu.

MADAME EVRARD, de loin.

Revenez donc bientôt, cher monsieur: il me tarde...

M. DUBRIAGE.

Oui, bientôt.

(il sort.)

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