‹ Théâtre de Collin d'HarlevilleChapitre 302 sur 449 · SCÈNE XI · texte numérisé non relu

SCÈNE XI

M. DUBRIAGE, LAURK.

M. DUBRIAGE.

Oui, je vous le promets. Ne craignez rien, ma chère ; Mais à madame Evrard tâchez pourtant de plaire. . . Je songe à ce parent ,• je voudrais voir aussi Cet ami de province avec lequel ici Vous êtes arrivée.

LAURE

Ah ! qu'il aura de joie, Si vous daignez, monsieur, permettre qu'il vous voie !

J'en augure très bien, puisque vous l'estimez. Est-il jeune ?

LAURE

Oui, monsieur. •

M. DUBRIAGE.

Ah, jeune... ! Vous l'aimez !

LAURE, simplement.

Oui, monsieur: en l'aimant j'obéis à ma mère. « Aime-la, lui dit-elle en mourant ; sois son frère. » Il le promit : depuis il a tenu sa foi ; Père, ami, protecteur, guide, il est tout pour moi.

M. DUBRIAGE.

Ce jeune homme à mes yeux est vraiment respectable ; Et son cruel parent... ?

336 LK VIEl'X CÉLIBATAIRE.

Peut- être est excusable ; Car il ne connaît point mon ami : mais enfin Il se fera connaître, et ce n'est pas en vain Que nous serons venus du fond de notre Alsace...

M. DUBRIAGE.

D'Alsace ! dites-vous,.. De quel endroit, de grâce?

LATRE.

De Colmar.

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