‹ Théâtre de Collin d'HarlevilleChapitre 303 sur 449 · M. DC BRI AGE · texte numérisé non relu

M. DC BRI AGE

De Colmar !

LAURE

Oui, monsieur...

M DUBRIAGE.

Dites-moi, Vous avez à Colmar garnison, que je croi ?

LAURE

Oui, monsieur...

M. DUBRIAGE.

Je connais quelqu'un dans cette ville, Un soldat : mais comment démêler entre mille ? Après tout, que sait-on... ? il se nommait Armand.. .

LAURE

Je le... connais.

M. DUBRIAGE.

Ah ! ah î par quel hasard ? comment ?

LAURE

Par un hasard, monsieur, qui jamais ne s'oublie. Ce jeune homme à mon père avait sauvé la vie. Jugez si le sauveur d'un père, d'un époux Devait avec transport être accueilli de nous ! L'estime se joignît à la reconnaissance. Nous vîmes qu'il était d'une honnête naissance, Plein de cœur et d'esprit, brave et zélé soldat, Comme s'il eût par goût embrassé cet état ; Et pourtant doux, honnête...

M. DUBRIAGE à lui-même.

Oh ! oui. .. le bon apôtre !

(a Laure.)

C'est assez; je vois bien que vous parlez d'un autre.

LAURE

Cet Armand-là, monsieur, n'est pas le môme ?

M. DUBRIAGE.

Oh! non.

Le mien, qui ne ressemble au vôtre que de nom,

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