‹ Théâtre de Collin d'HarlevilleChapitre 364 sur 449 · ACTE m, SCENE XI · texte numérisé non relu

ACTE m, SCENE XI

FORMONT

En Texpliquaut, Sans doute. Cent arpents » environ.

M. BASSET

Ce n*est guères.

FORMONT

Mais c'est assez pour moi : c'est le bien de mes pères.

MADAME DE VERDIE

Il est intéressant : ses pères 1...

M. BASSET

Et pourquoi Ne pas vous arrondir, acheter?

FORMONT

Avec quoi ?

Pour les honnêtes gens l'argent est assez rare.

M. BASSET

Je vous en prêterai.

FORMONT

(A part.)

Monsieur...! L'offre est bizarre :

J'en ai ce qu'il m'en faut.

M. BASSET

Voulez-vous m'en prêter?

FORMONT

Âb ! ah I c'est différent : vous voulez m'emprunter?

M. BASSET

Suivant l'occasion, moi, j'emprunte ou je prête.

MADAME DERBIN.

Mais rien n'est plus commode.

FORMONT

Et surtout plus honnête.

M. BASSET

Il se faut entr'aider.

FORMONT

Vous êtes obligeant.

MADAME DE VERDIE

Laissez donc là, Basset, vos prêts et votre argent :

(a Forment.)

Monsieur, je le suppose, est garçon ?

FORMONT

Non, madame.

MADAME DERBIN.

Ahl monsieur est, je vois, séparé de sa femme?

FORMONT

Je ne suis, par le fait, hélas 1 que trop forcé

De vivre loin...

MADAME DE VERDIC.

J'entends : vous avez divorcé?

FORMONT

Divorcé?

M. BASSET

C'est tout simple.

Et comment, je vous prie ?

M. BASSET

Est-ce éternellement, monsieur, qu'on se marie?

FORMONT

Moi, du moins : pour changer je n'ai point de raisons.

MADAME DE VERDIE

Fort bien ; mais autrement ici nous en usons.

MADAME DERBIN, jetant un coup d'œil malin sur madame de

Verdie.

Nous avons le divorce.

M. BASSET

Et rien n'est plus commode.

MADAME DE VERDIE

Aussi, Dieu sait s'il est à la mode !

FORMONT

A la mode?

M. BASSET

Et madame eût suffi pour le mettre en crédit ; Elle divorce, au fait, tout comme elle le dit.

MADAME DERBIN.

Voilà déjà deux fois.

Deux fois ? plaisant caprice !

Il n'est pas de raisons pour que cela finisse.

MADAME DE VERDIE

Il est naïf.

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