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ACTE IV, SCÈNE Xlll. /i:i

F U RM ON T.

Fort bien, eu attendant que son mari revienne,

Qu'elle écoute sa voix, elle entendra la mienne.

Oui, je serai toujours entre Sophie et vous,

Et je lui parlerai toujours de son époux.

Mais contre qui, monsieur, faudra-l-il la défendre V

Contre vous, son ami, si délicat, si tendre !

Vous, en tout autres cas, généreux, plein d'honneur,

Vous voudriez troubler, détruire son bonheur !

C'est le sort qui l'attend ; pour avoir su vous plaire,

Trop crédule, elle aurait recueilli pour salaire

L'abandon, le mépris, des regrets éternels ;

Car ce sont là vos jeux, à vous tous ; jeux cruels!

Mais vous n'êtes point fait poar de pareilles trames.

Eh! monsieur d'Héricourtl il est tant d'autres femmes

Belles, et qui pourront disposer de leur foi !

Laissez en paix ma sœur, et son époux et moi.

Ce discours vif, mais franc, ne saurait vous déplaire,

Vous diriez tout cela si vous étiez son frère.

d'hericourt.

Oui, vous avez raison de défendre une sœur. Quand vous y mettriez un peu trop de chaleur, Rien n'est plus naturel, et tout vous justifie.

(Avec un ton sentimental . )

Mais jugez mieux de moi, jugez mieux de Sophie.

(il sort.j

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