ACTE V, SCENE IV, 4 'il
« Je suis libre enfin, ô ma meilleure amie ! Depuis une année et demie, Juge des maux que j'ai soufferts !
J'étais loin de ma femme, et j'étais dans les fers ! Mais en chemin bientôt je compte me remettre, Et de près je suivrai ma lettre... »
(a madame Euler.)
Je la précède, et fais plus que je ne promets.
MADAME EULER
On vous reconnaît là.
DIRVAL, achevant d'écrire.
« Ton ami pour jamais. »
Oh ! oui. Voilà ma lettre écrite et cachetée.
Bonne lettre.
DIRVAL.
Le cœur, le cœur seul l'a dictée.
MADAME EULER
Et celui de Sophie en sera pénétré.
DIRVAL.
Ah ! j'en suis sûr.
MADAME EULER
, C'est moi qui la lui remettrai.
DIRVAL, la lui donnant.
Elle en vaudra bien mieux; j'ai l'âme plus contente, Et je pourrai dormir pour charmer cette attente.
(il allait sortir, puis s'arrétant.)
Sous le toit de ma femme, il est, parbleu ! piquant Qu'il faille que j'occupe encore un Ht de camp.
(il sort.)