‹ Théâtre de Collin d'HarlevilleChapitre 408 sur 449 · ACTE I, SCÈNE VU · texte numérisé non relu

ACTE I, SCÈNE VU

RAIMOND

Monsieur. .. j'ai bien l'honneur.

FLORIMEL.

L'honneur!... Je vous embrasse, et c'est de tout mon cœur.

M. SAINT-FIRMIN

Parlez-moi donc un peu de la maman, du frère.

Et des sœurs : tout le monde est bien portant, j'espère?

RAIMOND

Ah! vous êtes trop bon. A merveille : ils m*ont tous Chargé de compliments et d'amitiés pour vous.

FLORIMEL.

Que je les trouve heureux d'avoir un fils semblable !

RAIMOND

Ah! Monsieur...

FLORIMEL.

Non, d'honneur, on n'est pas plus aimable !

RAIMOND

Vous me jugez trop bien.

M. SAÏNT-FIRMIN.

Ah ! voilà Florimel !

Enthousiaste...

Il montre un heureux naturel.

FLORIMEL.

Nous sommes tous, ainsi, vraiment, de bonnes âmes.

M. SAINT-FIRMIN

Tout à fait. Je vous vais annoncer à nos dames. Mon cher Raimond, ici, soyez le bienvenu.

FLORIMEL.

Ah ! oui, depuis longtemps vous étiez attendu. Mon cher : votre arrivée est un signal de fête ; Si vous saviez aussi comme chacun s'apprête A vous traiter!...

RAIMOND

Messieurs... je suis confus, ravi...

M. SAINT-FIRMIN

Bon! vous ne voyez rien. Sans adieu, mon ami.

(Bas, à Florimel.)

lih bien ?

FLORIMEL, bas, à M. Saint-Firmin.

11 est parfait.

M. SAINT-FIRMIN

En tes mains je le laisse.

FLORIMEL.

Oui, je vous en réponds.

/.fi'i MALICE POUR MAUCE.

M. SAINT-FIRMIN, bas, à Florimel.

Surtout de la sagesse.

FLORÎMF.L de même.

Fort bien.

Page 1