SCÈNE II
PTOLOMÉE, PHOTIN
PTOLOJIÉE.
Photin, ou je me trompe, ou ma sœur est déçue, De l'abord de Pompée elle espère autre issue. Sachant que de mon père il a le testament, Elle ne doute point de son couronnement; Elle se croit déjà souveraine maîtresse D'un sceptre partagé que sa bonté lui laisse. Et, se promettant tout de leur vieille amitié, De mon trône en son âme elle prend la moitié, Où de son vain orgueil les cendres rallumées Poussent déjà dans l'air de nouvelles fumées.
PHOTIN
Seigneur, c'est un motif que je ne disais pas, Qui devait de Pompée avancer le trépas. Sans doute il jugerait de la sœur et du frère