‹ Théâtre de Corneille (volume 2)Chapitre 276 sur 409 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

ÂLCIPPE, PHILISTE.

PHTLISTE.

Ce cœur eneor soupire?

ALCIPPE

Ilélas! je sors d'un mal pour tomber dans un pire.

Cette collation, qui l'aura pu donner?

A qui puis-je m'en prendre? et que m'imaginer?

PHILISTE

Qae l'ardeur de Clarice est égale à vos flammes. Cette galanterie était pour d'autres dames. L'erreur de votre page a causé votre ennui; S'élant trompé lui-même, il vous trompe après lui. J'ai tout su de lui-même et des gens de Lucrèce.

11 avait vu chez elle entrer votre maîtresse, Mais il n'avait pas su qu'Hippolyte et Dapliné, Ce jour-là, par hasard , chez elle avaient dîné 11 les en voit sortir, mais à coiffe abattue, Et, sans les approcher, il suit de rue en rue; Aux couleurs, au carrosse, il ne doute de rjen : Tout était à Lucrèce et le dupe si bien , Que, prenant ces beautés pour Lucrèce et Clarice, 11 rend à votre amour un très-mauvais service. Il les voit donc aller jusques au bord de Feau, Descendre de carrosse, entrer dans un bateau; Il voit porter des plats, entend quelque musique, A ce que Ton m'a dit, assez mélancolique. Mais cessez d'en avoir l'esprit inquiété, Car enfin le carrosse avait été prêté : L'avis se trouve faux; et ces deux autres belles Avaient en plein repos passé la nuit chez elles.

ALCIPPE

Quel malheur est le mien! Ainsi donc sans sujet J'ai fait ce grand vacarme à ce charmant objet!

PHILISTE

Je ferai votre paix. Mais sachez autre chose :

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