‹ Théâtre de Corneille (volume 2)Chapitre 320 sur 409 · SCENE PREMIERE · texte numérisé non relu

SCENE PREMIERE

GLÊOPATRE.

Serments fallacieux, salutaire contrainte, Que m'imposa la force et qu'accepta ma crainte, Heureux déguisements d'un immortel courroux, Vains fantômes d'État, évanouissez-vous 1 Si d'un péril pressant la terreur vous fit naître, Avec ce péril même il vous faut disparaître. Semblables à ces vœux dans l'orage formés, Qu'efface un prompt oubli quand les flots sont calmés. Et vous, qu'avec tant d'art cette feinte a voilée, Recours des impuissants, haine dissimulée. Digne vertu des rois, noble secret de cour, Éclatez, il est temps, et voici notre jour. Montrons-nous toutes deux, non plus comme sujettes,

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