‹ Théâtre de Corneille (volume 2)Chapitre 377 sur 409 · SCÈNE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

SCÈNE PREMIÈRE

SERTORIUS, POMPÉE, suite.

SERTORIUS

Seigneur, qui des mortels eût jamais osé croire Que la trêve à tel point dût rehausser ma gloire; Qu'un nom à qui la guerre a fait tant applaudir Dans l'ombre de la paix trouvait à s'agrandir?

1 Celte scène, ou plutôt la seconde, dont celle-ci n'est que le commencement, lit le succès de Seiiorius. et elle aura toujours une grande réputation. S'il y a quelques défauts dans le style, ces défauts notent rien à la noblesse des sentiments, à la politique, aux bienséances de toute espèce, qui font un chef-d'œuvre de cette conversation. Elle n'est pas tragique, j'en conviens; elle n'est que politique. La pièce de Seiiorius n'a rJen de la chaleur et du pathétique de la vraie tragédie, comme Corneille l'avoue dans sou examen; mais celte scène de Sertorius et de Pompée, prise à part, est un grand modèle.

Page 1