‹ Théâtre de Corneille (volume 2)Chapitre 376 sur 409 · SCENE V · texte numérisé non relu

SCENE V

PERPENNA, AUFIDE

AUFIDE

Vous le voyez, seigneur, comme on vous joue. Tout son cœur est ailleurs, Sertorius l'avoue. Et fait auprès de vous l'officieux rival. Cependant que la reine....

PERPENNA

Ah! n'en juge point mal.

A lui rendre service elle m'ouvre une voie Que tout mon cœur embrasse avec excès de joie.

AUFIDE

Vous ne voyez donc pas que son esprit jaloux Ne cherche à se servir de vous que contre vous, Et que, rompant le cours d'une flamme nouvelle,

462 SERTORIUS

Vous forcez ce rival à retourner vers elle? ,

PERPENNA

N'importe, servons-la, méritons son amour; La force et la vengeance agiront à leur tour. Hasardons quelques jours sur Tespoir qui nous flatte ; Dussions-nouspourtout fruit ne faire qu'une ingrate.

AUFIDE

Mais, seigneur....

PERPENNA

Épargnons les discours superflus.

Songeons à la servir et ne contestons plus; Cet unique souci tient mon âme occupée. Cependant de nos murs on découvre Pompée; Tu sais qu'on me l'a dit : allons le recevoir, Puisque Sertorius m'impose ce devoir.

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