‹ Théâtre de Corneille (volume 2)Chapitre 40 sur 409 · ACTE IV, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE IV, SCENE IV

Le Maure voil sa perte, et perd soudain courage, Et, voyant du renfort qui nous vient secourir, L'ardeur de vaincre cède à la peur de mourir. Ils gagnent leurs vaisseaux, ils en coupent les câbles, Poussent jusques aux cieux des cris épouvantables, Font retraite en tumulte et sans considérer Si leurs rois avec eux peuvent se retirer. Pour souffrir ce devoir leur frayeur est trop forte ; Le tlux les apporta, le reflux les remporte ; Cependant que leurs rois, engagés parmi nous. Et quelque peu des leurs, tout percés de nos coups, Disputent vaillammen.t et vendent bien leur vie. A se rendre moi-même en vain je les convie; Le cimeterre au poing ils ne m'écoutent pas : Mais, voyant à leurs pieds tomber tous leurs soldats, Et que seuls désormais en vain ils se défendent. Ils demandent le chef; je me nomme, ils se rendent. Je vous les envoyai tous deux en même temps : Et le combat cessa faute de combattants. C'est de cette façon que, pour votre service...

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