‹ Théâtre de Corneille (volume 2)Chapitre 95 sur 409 · HORACE, CAMILLE, PROCULE · texte numérisé non relu

HORACE, CAMILLE, PROCULE

(Procule porte en sa main les trois épées desCuriaccs.)

Ma sœur, voici le bras qui venge nos deux frères, Le bras qui rompt le cours de nos destins contraires, Qui nous rend maîtres d'Albe; enfin voici le bras Qui seul fait aujourd'hui le sort de deux États; Vois ces marques d'honneur^ ces témoins de ma gloire, Et rends ce que tu dois à l'heur de ma victoire.

CVMII.LE.

Recevez donc mes pleurs, c'est ce que je lui dois.

Rome n'en veut point voir après de tels exploits,

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