SCÈNE XV lit
VINCBNT, goàUnt le via.
J'en avalerais jusqu'à demain.
MADELON,d'un ton myitérieax. ^
G'est-il tout de bon, Monsieur, que vous venez <liner avec not' maître ?
Sans doute.
MADELON
Vous avez donc plus de courage que tous les autres ?
VINCENT
Du courage, pourquoi f
UADELO".
Parce qu'il faut en avoir... v'ià tout. Y avait-il longtemps que vous n'aviez vu l' pauvre M. Benoit, quand ' vous êtes arrivé tantôt ?
VINCENT, de plus en plus surpris, ensuite effrayé.
Il y avait deux ans.
MADELON
Alors ça ne m'étonne plus : ne voilà que dix-huit mois que ça le tient.
VINCENT
Que ça le tient ! quoi ?
MADELON
Ah! ben oui... quoi? si je voulais être chassée ce soir, je n'aurais qu'à vous le dire. Qu'il vous sufdse de savoir que vous êtes bien heureux, si vous sortez d'ici comme vous y êtes entré.
VlNCENf.
Bah!
MADELON
Et que, si vous vouliez m'en croire, vous décamperiez avant qu'il ne soit remonté de la cave.
VINCBNT.
Moi, décamper quand je meurs de faim, quand le dîner est servi, quand les truffes embaument !
MADELON
Quand... quand... quand... Tenez-vous à vos oreilles ?
VINCENT
Si j'y tiens ?
MADBLON.
Eh ben, vous pouvez les baiser en signe d'adieu, c'est moi qui vous le dis.
VINCENT
Allons, tu es folie.
MADELON» àvoixbasse.
tton^ mais, c'est lui qui est fou, là, puisqu'il faut vous le dire.
VINCENT
Benoit ?
MADELON
Oui, Monsieur, il a tous les mois des vertigos qui le prennent, et c'est toujours du 1 au 5.
Et nous voilà au 4. Oh 1 mon Dieu, et qu'^est-ee qui a pu lui occasionner ça ?
MADELON
D'abord la mort de sa pauvre femme, qu'il aimait comme un fou, on peut le dire, et puis le vin qu'il a bu pour s'en consoler.
VINCENT
On ne dirait pourtant pas. . .