SCÈNE XV
HADELON.
Non, ça le prend tout à coup, et ça le quitte de même.., le temps seulement de couper une oreille, et la tête tournée, il n'y pense plus.
VINCENT
Et en a-t-il déjà beaucoup coupé ?
HADELON.
Queuqu's-unes, mais pas encore trop.
VINCENT
Dis-moi donc à quoi que tu reconnais...
HADELON.
D'abord à son teint qui devient rouge comme un soleil, à ses yeux qui devenont brillants comme des étoiles, et puis à sa manière d'raiguiser les couteaux en vous regardant d'un air... Vous l' verrez assez vous-même, allez.
Ah! il aiguise...
MADELON, prenant deax couteanx.
Oui, dès que vous le vetrez faire comme ça, cric,
crac, cric, crac, (Elle fait mine d'aigulaer les couteaux.) gagnez
vite la porte, ou sinon...
VINCENT
Ma foi, toute réflexion faite, j'ai envie...
HADELON.
De le laisser diner seul, pas vrai ? je vous le conseille, quitte à revenir après l'accès.
VINCENT
Oui, mais ces truffes ?
HADELON.
Oui, mais vos oreilles ?
VINCENT
C'est vrai.
MADELON
n faut qu'il coupe, d'abord, et dans ce momenMù le dindon et vous ce serait la môme chose.
VINCENT
Tu as raison, et décidément je me sauve.
MADELON, à part. Bon, je dînerai. (On entend Benoît chanter.)
VINCENT
Il n'est plus temps.
MADELON, à part.
Je ne dînerai pas.