SCÈNE XVI i
VINCENT, 4 part.
Belle amitié !.. Ah ! mon Dieu I comme ses yeux commencent à briller I
BENOIT
Gomment le trouves-tu ?
VINCENT
Excellent.
BENOIT
Ëh bien ! redoublons. (Vinceot veut encore lui mettre de Têtu
dans son ym,) Ya-t'eu au diable avec ton eau.
VINCENT
Mais cela t'échauffera trop.
Tant mieux, une petite pointe, ça ne fait pas de mal. Mais tu ne manges pas 1
UADELON,à part.
C'est bien ce que je veux.
VINCENT
Si fait, si fait.
BENOIT
Oh! je vois ce que c'est : tu te résrves pour...
(Montrant la dinde ; ensuite à part.) Cette paUVrO MadelOU,
comme ça lui a coupé sa gaieté.
VINCENT, effrayé.
Que parles-tu de couper ?
BENOIT
Peste, tu as l'oreille fine. (Vincent tremble.) Comme tu trembles 1
VINCENT, à part
On tremblerait à moins.
126 LE DimSR DE MÀDELON
BENOIT) prenatttlM couteaux.
Ah ça ! maintenant, procédons.
vmCENTf s'éioign&nt de Benoît.
Je suis mort.
Eh bien l où vas-tu donc ?
VINCENT
Ce n'est rien... c'est qu'il vient du vent de cette
porte. (Montrant la porte du fond.) Je SUis miCUXici. BENOIT.
Frileux ! (H aiguise les couteaui.)
Air : Ehl zig, eh! zig, zig.
Eh I zig, eh I zig, eh I zog, eh ! fric, eh ! froc. Tu vas voir comoient Benoît Traite les gens qu'il reçoit.
MADELON, bas à Vincent.
Sauvez-vous donc.
VINCENT, bas à Madelon.
Je n'ai plus de jambes.
BENOIT, essayant le couteau.
Gomme un rasoir, (ii se lève.) Çà, que le couperai-je?
VINCENT, se sauvant.
Au secours I au secours I au secours I
BENOÎT, le poursuivant.
Eh bien I qu'est-ce qu'il a donc ? Vincent, Vincent.'
(Madelon étouffe de rire.) A-t-il perdu la tôte ? Viucent, Vincent ! (H court après Ini.)