‹ Théatre de DésaugiersChapitre 12 sur 265 · INTRODUCTION XVII · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XVII

Le livret de l'opéra (à Paris, chez RouUet, libraire de TAcadémie royale de musique, 1817) est bon à consulter pour avoir le sens de quelques parties de la parodie. Si à la scène YI de la pièce de Désaugiers, l'auteur nous conduit dans le caveau noir du père Sournois, c'est qu'à l'acte II des Danaldes le théâtre représente « un lieu souterrsûn du palais, consacré à Némésis ». Le couplet de Madeleine:

Par les larmes dont votre fille Humecte en pleurant son monchoir, Mon père, de votre famille Ne devenez pas l'éteignoir,

est copié sur le couplet d'Hypermnestre, acte, II scène 2 :

Par les larmes dont votre fille Arrose en tremblant votre sein, Mon père, de votre famille Ne devenez pas l'assassin.

Enfin le tableau final, le tableau de l'enfer et du supplice des Danaïdes, n'est que le tableau final de l'opéra tourné au grotesque.

Les Petites Danaldes eurent plus de trois cents représentations de suite, et furent souvent reprises. Qui de nous n'a entendu dans sa jeunesse les vieillards citer les bons mots du père Sournois et le mémorable « Plus souvent I » de sa fille Madeleine ?

LaPetite Cendrillon oula Chatte Merveilleuse, ^oixée en 1810, avait approché déjà de ces chiffres alors fabuleux, elle eut quatre cents représentations. Le critique Geoffroy ne dédaigna pas d'en rendre compte dans le Journal des Débats du 15 novembre 1810 :

Page 1