‹ Théatre de DésaugiersChapitre 13 sur 265 · XVIII INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XVIII INTRODUCTION

« Le coup de maître, disait-il, est d'avoir fait jouer Cendrillon par Brunet : toute actrice de ce théâtre (les Variétés) y eut été médiocre. Brunet ne pouvait pas y être médiocrement plaisant... Qu'une jeune fille de dix-sept ans, d'une figure agréable, représente la douce et naïve Cendrillon, cela est naturel et facile; mais qu'un homme qui n'est ni jeune ni beau, et dont le talent est de jouer les Jocrisses, représente une ingénue de qualité au point de produire quelque illusion, c'est une espèce de miracle et d'enchantement : Brunet est un sorcier qui fascine les yeux. »

Et après avoir analysé la pièce qui n'est, du reste, que le conte de Perrault arrangé d'une manière plaisante, le critique ajoute : « La pièce a fort amusé, et en efi^et est très amusante. La marche est rapide, le dialogue semé de facéties originales ; les changements s'exécutent avec précision. Brunet est incroyable, merveilleux; Potier fort comique dans le rôle de Mirliflor... La pièce offre tous les symptômes d'un grand succès. » Le succès fut grand, en effet, et tel qu'on n'en avait pas encore vu de pareil.

Je vois, dans les biographies et les bibliographies, qu'on attribue une part à Désaugiers dans Vile de la Mégalanthropogénésie ou les savants de naissance^ vaudeville en un acte représenté sur le théâtre du Vaudeville, le 26 mai 1807. Ce serait encore une pièce qu'il se serait abstenu de signer, car son nom ne figure pas parmi ceux des auteurs, qui sont au nombre de quatre : Barré, Radet, Desfontaines et Dieulafoi. Il n'est pas impossible toutefois que Désaugiers ait glissé quelques couplets dans ce vaudeville. Vile de la Mégalanthropogénésie est une bleuette fort spirituelle : C'est une des premières attaques

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