‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 164 sur 307 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

qu'elle en oubliait même le soin de son cheval , l'animal le plus vif et le plus fougueux, qui soudain s'est emporté.

ELMVOOD.

0 ciel ! elle est blessée?

SANDFORT.

Ehl non, eh! non, vous savez bien le contraire, puisque vous l'avez vue hier au soir, quand elle est revenue de l'Opéra, où elle était allée avec la tanie de Frédéric, qui probablement avait accompagné ces dames. Eh bien ! eh bien! qu'avez-vous donc? A peine si vous êtes remis de votre frayeur.

ELMVOOD.

Qui? moi ! si vraiment : mais je pensais aux nouvelles que vous venez de m'apprendre. Vous savez que depuis longtemps je cherche à marier ma pupille, et voilà plus de vingt partis qu'elle a refusés. A coup sûr, lord Frédéric n'aurait pas été l'époux que j'aurais désiré pour elle; mais enfin il est d'une grande famille, d'une illustre naissance ; et puis, comme vous le dites, s'il est vrai qu'elle l'aime, il n'y a rien à répondre...

SANDFORT.

Oui, morbleu! c'est un mariage qu'il faut faire le plus tôt possible.

Air des Scythes.

Un étourdi qui prend une coquette.

C'est convenable, et la moralité Doit elle-même en être satisfaite ; Car si chacun, d'un beau feu transporté. Eût, hélas! fait un choix de son côté, Cela nous eût fait deux mauvais ménages;

Mais, par cet hymen fortuné, Ça n'en fait qu'un : en fait de mariages. C'est, TOUS voyez, cent pour cent de gat?né.

Mais taisons-nous, il ne s'agit plus de parler raison ; car voici miss Milner.

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