‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 165 sur 307 · SCÈNE II · texte numérisé non relu

SCÈNE II

Les précédents, MISS MILNER, précédée par un domestique qui porte

un tableau.

MISS MILISER, à la cantonade.

Portez chez moi les vases, les porcelaines, et prenez garde de rien abîmer, (au domesiique.) Vous, placez là ce tableau. (Le

domestique place le tableau à gauche eu entrant.)

182 SIMPLE fiiSTOIRE.

ELMVOOD.

Eh! mon Dieu, miss Milner, qu'est-ce dohc?...

MISS MILNER

Ah! vous voilà; bonjoui", milord, comment avez-vous passé la nuit?

ELMVOOD.

Fort bien, je vous remercie; mais je vois que vous êtes déjà sortie.

MISS MILNER

Je rentre à l'instant. Je viens de la vente de lady Sydenham; c'était charmant, c'était admirable, nous avons été trois quarts d'heure pour descendre de voiture; une foule, un monde, une cohue de gens comme il faut; et surtout une chaleur! deux dames se sont trouvées mal. Miss Arabelle, que vous connaissez, et pour laquelle vous avez une admiration particulière.

ELMVOOD.

Miss Arabelle, et vous me dites cela bien gaiement.

Miss MILNER.

D'abord, il n'y avait pas de danger, et puis irhaginez-vous qu'elle mettait du rouge, ce qu'on ne savait pas; de sorte qu'elle s'est évanouie sans changer de couleur !

SANDFORT.

Que de légèreté, et quelle lolie!

Miss MILNER.

Hein, qui a parlé? pardon. (Lui faisant la révérence.) Si je n'avais pas vu monsieur Saadlbrt, je l'aurais deviné à l'obligeance ordiuaue de ses réllexioas; me permeltra-t-il de l'en remercier ?

SANDFORT.

Je vous permettrais plutôt d'en profiter, si vous étiez femme à user de la permission.

MISS MILNER

Trop aimable ; mais, vous avez beau faire, vous ne me fâcherez pas ce matin; je suis trop hemeuse. Imaginez- vous, nnlord, que jai fait de» acquisitions charinanles; eu autres, ce tableau que vous dc»inez laiil, ce ldnieu\ portrait de Vil- LiEKs DE LlsLE-AuAM, grand muiue de l'ordi'c de Malle.

ELUVOOD.

0 ciel! que dites-vou»?

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