‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 167 sur 307 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

près paroles ; il n'y a pas moyen de rien changer au texte.

MISS MILNER

Air : Et voilà comme tout s^ arrange.

Quoi ! dans ces lieux, contre mon gr6. Il faut que son ordre m'enchaîne!

Puisqu'il le veut, je resterai; J'obéis, mais non sans peine.

S\^DFORT.

Fort aisëment je le cou(;ois; Le sacrifice est des plus rudes; Il veut, abusant de ses droits, Que vous soyeï raisonnable une fois...

C'est déranger vos habitudes.

MISS MILNER

Monsieur,..

SANDFOftT.

C'est fâcheux; mais quand on a un tuteur, et un tuteur qui montre du caractère, ce qu'on a de mieiu à faire, c'est de céder.

MISS MILISËR.

Si je cède, Monsieur, ce n'est point dans la crainte de son ressentiment, mais dans la crainte de l'affliger en lui désohëissatit.

A la bonne heure, vous avez raison; il vaut mieux le prendre comme cela. C'est ce que nous appelons une capitulation d'amour-propre.

Miss MILNER.

Moi, de l'amour-propre?

SANDFORT.

Ou, si vous l'aimez mieux, une retraite honorable et prudente. On se retranche dans les sentiments et dans le sublime, quand on ne peut pas (aire auti-ement.

MISS MILNER

Il me semble. Monsieur, que si je voulais faire autrement, cela dépendrait de moi.

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