SCÈNE III
près paroles ; il n'y a pas moyen de rien changer au texte.
MISS MILNER
Air : Et voilà comme tout s^ arrange.
Quoi ! dans ces lieux, contre mon gr6. Il faut que son ordre m'enchaîne!
Puisqu'il le veut, je resterai; J'obéis, mais non sans peine.
S\^DFORT.
Fort aisëment je le cou(;ois; Le sacrifice est des plus rudes; Il veut, abusant de ses droits, Que vous soyeï raisonnable une fois...
C'est déranger vos habitudes.
MISS MILNER
Monsieur,..
SANDFOftT.
C'est fâcheux; mais quand on a un tuteur, et un tuteur qui montre du caractère, ce qu'on a de mieiu à faire, c'est de céder.
MISS MILISËR.
Si je cède, Monsieur, ce n'est point dans la crainte de son ressentiment, mais dans la crainte de l'affliger en lui désohëissatit.
A la bonne heure, vous avez raison; il vaut mieux le prendre comme cela. C'est ce que nous appelons une capitulation d'amour-propre.
Miss MILNER.
Moi, de l'amour-propre?
SANDFORT.
Ou, si vous l'aimez mieux, une retraite honorable et prudente. On se retranche dans les sentiments et dans le sublime, quand on ne peut pas (aire auti-ement.
MISS MILNER
Il me semble. Monsieur, que si je voulais faire autrement, cela dépendrait de moi.