SCÈNE XVIII
FRÉDÉRIC
Je savais bien que je prendrais ma revanehe, et vous voyez, miss MiliiLT, qu'un fat peut quelquefois avoir du bon ; mon seul tort est d'avoir pu me croire aimé; cela m'était arrivé tant de fois, que l'habitude peut-être pouvait me servir d'excuse.
SANDFORT,
Monsieur, malgré cette dernière phrase-là , votre conduite est belle, et je l'approuve.
FRÉDÉRIC
Vous êtes bien bon.
SANDFORT.
Et vous, mis Milner, me pardonnerez-vous d'avoir, malgré moi, trahi votre secret?
Miss MILNER.
h ! je ne vous en veux plus.
FRÉDÉRIC
Ni moi, docteur; au contraire, cela doit me porter bonheur; et s'il y a une justice en ce monde, d'autres belles me doivent des consolations.
SANDFORT.
Voilà un vrai philosophe ! perdre une maîtresse et prendre aussi gaiement son paili !
FRÉDÉRIC, gaiement.
Oh î j'y suis habitué.
Habitué!
FRÉDÉRIC
Oui, depuis mon voyage en France.
C HOEUR.
Air du Maçon.
0 moment plein d'ivresse!
Pour nous quel heureux sort!
L'amour et la sagesse Vont se trouver d'accord.
MISS MILNER
AiB du vaudeville des Frères de lait. (Musique de M. Heiîdier.) 0 vous, Messieurs, qui, sous votre tutelle. Prenez toujours les auteurs, les acteurs...
Dans chaque pièce, ancienne ou bien nouvelle. Vous savez comme agissent les tuteurs : On sait comment agissent les tntnurs :
De leur pupille imprudente, indocile.
Ils ont toujours pardonné les erreurs... Par mes défauts quand j'agis en pupille, Par vos bontés agissez en tuteurs.