SCÈNE XXI
Les précédents, JULIETTE.
JULIETTE, apercevaut Zanetta.
Comment, Mademoiselle, encore ici? je vous trouve bien hardie.
FRÉDÉRIC
Un mot seulement, caries instants sont précieux; votre pèreétaitdans l'erreur, je vois aujourd'hui Mademoiselle pour la première fois.
JULIETTE
Il serait possible!
FRÉDÉRIC
C'est vous seule que j'aime et que j'aimerai toujours. juLiErrE.
Ah! je le disais bien; c'est cette lettre de votre père qui avait tout embrouillé; il se trompait aussi, n'est-ce pas, Monsieur? mais grâce au ciel , tout va s'éclaircir, car il arrive, il vient d'entrer dans le salon.
FRÉDÉRIC
Eh ! qui donc ?
JCLIETTE.
Votre père, le mai'quis d'Aveiro.
SAINT-JEAN
Ah ! grands dieux !
JULIETTE
J'ai bien retenu son nom , lui et mon père se sont enfermés pour parler de nous, de notre mariage , et voilà, j'espère, de bonnes nouvelles.
FRÉDÉRIC, à part.
Oui, joliment, le marquis d'Aveiro... il ne nous manquait plus que cela.
SAINT-JEAN
Voilà ce que je demandais , surcroît d'ambarras.
JULIETTE
Ne craignez rien, il vous pardonnera tout ; il a l'air d'un si honnête homme.
FRÉDÉRIC, perdant la tête.
Oui, vous croyez... Quelle figure a-t-il?
JULIilTE.
Comment, Monsieur?
288 l'ambassadeur.
ZA^RTTA.
Allons, il ne connaît pas son père à présent; il ne connaît personne, ce jeune homme.
FRÉDÉRIC, apercevant le corale.
Dieu , monsieur le comte 1
ZAINF.TTA ET SAINT-JEAN , en même temps.
Monsieur le comte!
SAINT-JEAN
De l'audace , et tenons-nous bien.