‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 264 sur 307 · SCÈNE V · texte numérisé non relu

SCÈNE V

SUZETTE, BERTRAND, en habit militaire.

BERTRAND, se tenant près de la porte.

Ça VOUS de'raiigc-t-il, madomoiselle Suzette?

SUZKTTE.

Moi, monsieur Bertrand ! non sans doute.

BERTRAÎSD.

C'est que je vendrais vous parler un instant. ( a part, s'ava çant.) Elle est encore plus jolie comme ça ; et dire qu'elle ( ma femme, qu'elle est à moi... C'est égal il me semble que n'oserai jamais l'appeler madame Bertrand.

SUZETTE

Eh bien ! que me voulez- vous ?

BERTRAND

Ce que je veux toujours, vous voir 1 car vous ne vous dout pas, mademoiselle Suzette...; et vous ne croiriez pas que d puis deux ans...

SUZETTE

Si, monsieur Bertrand, je le sais; je l'ai appris par vos ami monsieur et madame Pinchon , par monsiem' le comte. C'£ par eux que je connais toutes les vertus qui vous rendent digi d'estime et d'affection.

Ils ont parlé pour moi! c'est donc ça; et je comprem maintenant...; car je me doutais bien que ce n'était pas poi moi-même. (Regardant sa jambe.) Je me connais , raademoisel Suzette; quoique, du reste, je sois aussi bon soldat qu'i autre... V'ià c' qui m'empêchait d'avancer et de me mettre ( ligne; aussi quand je vous vois , et que je me regarde, je n dis qu'il faut que vous soyez bien bonne. Je me dis que je sitrop heureux; et c'est ce bonheiir-là, mademoiselle Suzett dont je viens, d'abord, vous demander pardon.

SUZETTE

Comment?

BERTRAND

Oni, sans doute, quand monsieiu' le comte m'a appris cet nouvelle-là, ça m'a fait l'effet d'un boulet de canon, etj'i

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