‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 27 sur 307 · ALPHONSE, CAMILLE · texte numérisé non relu

ALPHONSE, CAMILLE

CAMILLE, entre en sautant et chantant.

L'Amour Un jour...

(Apercevant Lucevah) Ah! paidoii. Monsieur.

ALPHONSE

Je conçois, Mademoiselle, que ma présence doit vous étonr

CAMILLE

Nullement. Mon père m'a dit que vous vouliez bien m traiter c!» voir^in^, et que vous rostitz à dîner; c'est un b( trait, et cela prouve que vous n'avez pas de rancune.

ALPHONSE

Moi, de la rancune', et de quoi?

CAMILLE, souriant.

De Tennui que vous avez éprouvé ce matin ; et je m'en vc pour ma part, d'y avoir contribué.

ALPHONSE, un peu troublé.

Comment, Mademoiselle... (a port.) Maintenant qu'elle que je l'ai refusiée, ma position est très-désagréable. (Haut. vous prie de croire que des raisons, qui me sont personneib

CAMU.LE, à part.

Ah ! mon Dieu ! le voilà comme j'étais ce matin, embarra mal à sou aise, (a Alphonse.) Rassuivz-vous, Monsieur, et ivr lez- vous bien vite; je ne suis point tachée, je ne vous en ■s point, au contraire; et la preuve, c'est que je venais de r même vous remercier, et vous tenu- compagnie.

De vous-même?

CAMILLE

Eh! oui, me voilà sûre que vous ne m'épouserez pas; a jo. n'ai plus peur; d'ailleurs, mon parrain ma dit que -^ étiez son ami ; et ses amis deviennent les nôtres : vous \ .lotie de la maison. Mais que je ne vous dérange pas, î >ieur, continuez votre lecltire ; je venais chercher mon

vrage. (eII« s'upproche lie la petite table k gatichn.) ALPHONSE, la regardant |M!udant (lu'ello arrange Kon fauteuil cl qu'elle son ouvrage.

U e.st de l'ail que ma présence ne lui àmposc plus du 1

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