‹ Théâtre de Eugene Scribe (volume 2)Chapitre 292 sur 307 · GUI · texte numérisé non relu

GUI

Juste, c'est elle, (a paît ) Elle ne croit pas si bien deviner. (Haut.) Oui. ma clière Muriauue, c'est là cette femme charmante, dont le bon ton, la grâce et les manières distinguées... Ah ! mon Dieu ! qu'est-ce qu'elle fait donc là? (il se retourne et

aperçoit Minette, qui s'est approchée tout doucement de la table, trempant ses doigts dans la crème, et les portant à sa bouche, comme les chats.)

MARIANNE, bas, à Guido.

Air de Voltaire chez Ninon.

Eh! mais, qu'apeiçois-je d'ici?

0 ciel ! ma surprise est extrême! Monsieur, voyez donc milady.

MINETTE, à part, 0 dieux! que c'est bon, de la crème!

MARIANNE, Cela s'annonce joliment!

GUlDO, à Minette.

Quelle distraction, ma chère! '

Y pensez-vous ?

MARIANNE

A[)paremment C'est un usage en Anf^leterre.

(Guido fait signe à Minette de s'asseoir vis-à-vis de lui. Il lui verse de \\ crème et lui montre comment il faut tremper son pain, ce que Minette exécute maladroitement,)

GUIDO

Mais quel déjeuner, Marianne ! loi qui n'avais pas d'argent ; comment as-tu fait?

MARIANNE, avec humeur.

Comment j'ai fait! il l'a bien fallu; j'ai vendu notre chatte pour trois florins.

GUIDO

Par exemple, sans me consulter!

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