SCÈNE XVI
lonie ; et puis , devant tout le monde , j'en suis siuo , on va icore vouloir me faire chanter mon grand air ; c'est de riaeur.
ALPHONSE
Eh bien! que craignez-vous?
CAMILLE
C'est qu'il est très-difflcile... Je le sais bien par cœur; mais est l'expression... Et cependant je voudrais bien ne pas paûtre aussi ridicule que ce matin.
ALPHONSE
Voulez-vous que je vous le fasse répéter ?
CAMILLE
Bien volontiers; tenez/voilà ma harpe.
ALPHONSE
Avez-vous la musique?
CAMIIJ.E.
La voilà. Vous me reprendrez si ça ne va pas bien. (Alphonse
1 prendre la harpe et la met en place; Camille s'assied, Alphonse prend la lusique et se place à côté d'elle.)
Air : Viens, viens, viens (de M. Amôdéc le Boaiiid.tn).
(Après la ritournelle de harpe.)
ALPHONSE
Ah ! c'est bien, c'est très-bien.
Allons, du courage ; Ab! c'est bien, c'est très-bien, Quel bonheur est le mieu!
CAMILLE, chantant.
« Prêt à quitter la beauté qui l'engage, « Un troubadour, fier de sou doux servape, « De son an;iour lui demandait un t?age.., ALPHONSE.
Moi, j'appuierais sur cette phrase-là, La, la, la, la, la, la.
Ira, la, la, la, la, la.
CAMILLE
« Lors détachant sa modeste ceinture, « En Vougissant, la jeune et belle Irm^.,.
ALPHONSE
Tra, la, la, la, la, la , Tra, 1,1, lîi, la, la, In.
CAMILLE
« Du chevalier tendre et galant « Décora la brillante armure. »
E^SEMBLE. C'est. charmant! c'est charmant!
CAMILLE
Cet air-là doit plaire.
ALPHONSE
Quelle \oix légère !
C'est beaucoup mieus, vraiment.